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Histoire des Uatus
1. Roymata - Ancien Roi
2. Les premiers colons
3. Les commerçants et les négriers
4. Les missionnaires
5. Condomonium - Pandemonium (Tohu–bohu)
6. La deuxième guerre mondiale
7. L’indépendance

Les missionnaires

Les missionnaires, pour la plupart, eurent un destin plus sombre. Le plus souvent, ils finirent manger rôtis par les autochtones. Mais les sociétés missionnaires étaient très tenaces, même si leurs membres avaient tendance à finir en martyre.

Les deux premiers missionnaires à poser le pied sur les Vanuatu, sur Erromango en 1839, furent rapidement tués et mangés. Ce début inhospitalier, avec la mort de l’un de leur plus célèbre membre (John Williams, de la Société Missionnaire de Londres), amena rapidement les sociétés à prendre leur précaution. Pour les neuf années qui suivirent, ils utilisèrent des missionnaires polynésiens convertis. Les polynésiens étaient vus comme de la chair a canon – s’ils survivaient, les européens pouvaient suivre en sécurité. En 1845, Turner fit débarquer des professeurs samoans sur Efate, mais la plupart furent tués en quelques années.

Les années suivantes virent les catholiques, des missionnaires Presbytériens et Anglicans venant d’Angleterre, de Nouméa et de France faire de courts essais (ils moururent ou battirent en retraite) pour convertir les Ni–Vanuatu. Cependant, ils furent tenaces et en 1860, différentes stations missionnaires existaient à travers l’île.

L’effet sur la population varia. Beaucoup de ceux qui convertissaient au christianisme dans une forme ou une autre moururent très tôt, principalement parce–qu’ils étaient plus exposés aux maladies introduites. Il ne s’agissait pas uniquement de rougeole ou de dysenterie mais aussi de pneumonie, de variole, de grippe, de scarlatine, des oreillons, de toux énormes, mais aussi, simplement mais assez souvent mortel, de rhumes.

Les médecines traditionnelles, associées avec les défenses naturelles, étaient efficaces contre les maladies endémiques, mais n’eurent pas d’impact sur ces nouvelles horreurs médicales. Par conséquent, ceux qui n’avaient pas été converti à l’une ou l’autre des religions prirent des positions tout à fait compréhensibles. Quelques–uns considéraient que la nouvelle religion et son dieu étaient impuissants face à la maladie. D’autres prirent des positions plus pragmatiques ; comme les maladies provenaient de quelconque sorcellerie, la chrétienté devait être une religion particulièrement malveillante pour attaquer ceux qui s’y convertissaient d’une manière si violente. Cette attitude engendra la mort de beaucoup de missionnaires pendant les périodes suivant les épidémies.

Néanmoins, les missionnaires continuèrent à venir et eurent un profond impact sur la société Mélanésienne, en détruisant pour toujours une part du riche héritage culturel centenaire et même peut être millénaire. Le catholicisme en particulier fut étonnement plus volontiers suivit, les missionnaires catholiques ne prenaient la moindre croyance des convertis pour l’incorporer dans leur propre foi du catholicisme. Le succès du catholicisme allait, en retour, avoir un effet extraordinaire sur la façon dont le pays, connus après sous le nom de Nouvelles Hébrides, allait être éventuellement gouverné.
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